Je n'écris plus, ya rien à faire avec moi. Les mots s'évaporent dès que j'y touche, je vis dans un gros no sens land. Je crois que ce blogue courre à sa perte, mais laissons le exister encore un peu, juste pour voir s'il survit sans oxygène, ou presque.
Et pendant ce temps, je navigue sur facefuck comme à la recherche d'un signe. Ce criss de signe là, faudrait ben que je lui fasse la peau.
ahah
Tributations de Tulipe en quête de quelque chose dans les rues de Qc city.
29.10.07
27.9.07
Brand brain
But, you see, something’s missing
I don’t care if you don’t want to marry me
Or make babies tomorrow
I don’t want to attach a man to my bed
I just want to rip your body over mine*
With something more
That thing in your eyes that you don’t have
And when you touch me
Those eyes that you flip down.
Where were you?
Somewhere else
In you brand brain
Ruminating something
That’s slipping away so fast
And when tomorrow is happening
You shut down your eyes again
And speak about things and others
Just before you go away
Kissed me on the cheek
*Amy Winehouse
2.9.07
Brouillard
Commencer. Commencer par écrire. Écrire quoi? J'en sais foutrement rien.
Que le brouillard m'enserre le coeur, que la vitesse me prend de court, que la lenteur coule dans mes veines, que l'automne me fait peur, que la peur me tenaille l'intérieur, que l'histoire est toujours à réécrire et que, pourtant, c'est toujours la même qui n'en finit plus de se dérouler sous mes yeux.
Qu'insouciante j'essaie d'être mais que vitalement engagée je ne peux cesser de devenir. Que mon coeur cherche la froideur alors qu'il ne cesse de brûler dès qu'on le touche. Que je suis de fer jusqu'à ce qu'on me souffle dessus et que je fonde de convoitise. Que mon enrobage glacé me leurre encore bien souvent sur moi-même, comme si j'avais réussi à me convaincre que plus rien ne me fait rien. Que meurent les hommes et tombent les mouches, que l'amour pleure et que la haine fleurisse, je n'ai rien à y changer, ni à y comprendre, sauf pour ce petit bout d'identité qui m'appartient. Mais m'appartiens-je?
Parfois, j'en doute.
Que le brouillard m'enserre le coeur, que la vitesse me prend de court, que la lenteur coule dans mes veines, que l'automne me fait peur, que la peur me tenaille l'intérieur, que l'histoire est toujours à réécrire et que, pourtant, c'est toujours la même qui n'en finit plus de se dérouler sous mes yeux.
Qu'insouciante j'essaie d'être mais que vitalement engagée je ne peux cesser de devenir. Que mon coeur cherche la froideur alors qu'il ne cesse de brûler dès qu'on le touche. Que je suis de fer jusqu'à ce qu'on me souffle dessus et que je fonde de convoitise. Que mon enrobage glacé me leurre encore bien souvent sur moi-même, comme si j'avais réussi à me convaincre que plus rien ne me fait rien. Que meurent les hommes et tombent les mouches, que l'amour pleure et que la haine fleurisse, je n'ai rien à y changer, ni à y comprendre, sauf pour ce petit bout d'identité qui m'appartient. Mais m'appartiens-je?
Parfois, j'en doute.
27.8.07
Visite à Kamouraska
24.8.07
Andrée Boucher meurt d'une attaque
On est flabergasté au bureau. La nouvelle est arrivé comme une rumeur : c'est-tu vrai que la mairesse est morte? Ben voyons donc. Regarde sur radio-can, sur canoe, rien. Puis, quelques minutes plus tard, on annonce qu'elle a été hospitalisée. Et encore quelques minutes plus tard, la nouvelle tombe. Elle est morte, passed out, fini.
C'est fou quand même comment ça prend par surprise. Comment les êtres qui semblent les plus invincibles, gravés dans l'air du temps, sont aussi vulnérables que nous.
Ah ben.
C'est fou quand même comment ça prend par surprise. Comment les êtres qui semblent les plus invincibles, gravés dans l'air du temps, sont aussi vulnérables que nous.
Ah ben.
23.8.07
Promenade dans le vieux port
Des Chinois prennent en photo des étalages de légumes au marché du Vieux-Port.
Il y a des zuchinis géants à 99 cents dans un étalage. Partout, la même odeur, et la série qui se répète à l'infini. Carottes, tomates, piments, patates, oignons, carottes, tomates, piments, patates... Ça déborde effrontément des étalages.
Des fils de métal pendent comme des pattes d'araignées agonisantes sur ce qui reste de la bretelle d'autoroute en voie de destruction. On laisse les piétons passer dessous pendant que des hommes casqués font jouer leur marteau piqueur.
Un minuscule morceau de béton est tombé devant moi. En revenant, j'ai pris un autre chemin.
On est jamais trop prudent.
Il y a un homme qui s'est fait poignardé à la tête en face du bar le Petit Boulevard. Je cherche des traces de sang sur le trottoir, mais on a tout lavé. La tache plus foncée là, peut-être?
Il y a des groupes de touristes qui circulent à la queue leu leu. Devant L'Auberivière, un homme est assis, immobile, et regarde la valse des automobiles et des passants à l'intersection.
Dans mes écouteurs, Émilie Simon
Le mois de mai
s'est joué de moi
cette année j'ai vu s'écouler trop d'émoi
cette fois le mois de mai
s'est moqué de moi
cette année j'ai vu s'écouler trop d'émoi
cette fois...
Il y a des zuchinis géants à 99 cents dans un étalage. Partout, la même odeur, et la série qui se répète à l'infini. Carottes, tomates, piments, patates, oignons, carottes, tomates, piments, patates... Ça déborde effrontément des étalages.
Des fils de métal pendent comme des pattes d'araignées agonisantes sur ce qui reste de la bretelle d'autoroute en voie de destruction. On laisse les piétons passer dessous pendant que des hommes casqués font jouer leur marteau piqueur.
Un minuscule morceau de béton est tombé devant moi. En revenant, j'ai pris un autre chemin.
On est jamais trop prudent.
Il y a un homme qui s'est fait poignardé à la tête en face du bar le Petit Boulevard. Je cherche des traces de sang sur le trottoir, mais on a tout lavé. La tache plus foncée là, peut-être?
Il y a des groupes de touristes qui circulent à la queue leu leu. Devant L'Auberivière, un homme est assis, immobile, et regarde la valse des automobiles et des passants à l'intersection.
Dans mes écouteurs, Émilie Simon
Le mois de mai
s'est joué de moi
cette année j'ai vu s'écouler trop d'émoi
cette fois le mois de mai
s'est moqué de moi
cette année j'ai vu s'écouler trop d'émoi
cette fois...
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