Tributations de Tulipe en quête de quelque chose dans les rues de Qc city.
5.1.08
Un nouveau quotidien à Québec ?
Son nom? Capitale Nationale et il adopterait le même format que la Presse, format que le Soleil a délaissé depuis quelques temps pour passer au format tabloïd... J'en connais qui vont être content!
Et même que leur premier front devrait s'intituler "C'est la guerre" ou "La guerre est déclarée", façon assez directe d'affirmer l'intention de ce nouveau journal de se tailler une place dans la presse écrite de la capitale.
Disons-le, le moment est tout à fait bien choisi pour cette apparition, avec le Journal de Q. qui n'est plus que l'ombre de lui-même et le Soleil qui semble se chercher une personnalité depuis le changement de format...
Dites, avez-vous besoin de journalistes en passant? :)
3.11.07
D'un homme à la tête de citrouille et autres péripéties
Et c'est bien ce qui s'est produit hier soir, n'importe quoi et j'en rapporte aujourd'hui un gros hangover
Mon ami JP m'accueille comme une reine avec un appart à moi toute seule, vue sur Mont-Royal et tout le tralala. Après avoir chillé quelques heures à boire du rhum et de la bière, on se bouge finalement le cul avec notre ami Seb, direction Plan B. C'est plein à craquer, on a peine à respirer. Semblerait-il que c'est comme le Sac à Québec : central, achalandé, bref la place où sortir un vendredi soir sur le plateau. Jusqu'à James Hyndman qui est flanqué là avec sa grandeur qui ne finit plus de finir... mais comme je ne suis pas trop groupie dans l'âme, passons...
On réussit à se coincer autour du petit bar et les gars me font de l'attitude de l'autre côté pendant que je m'accroche à mon tabouret. On s'envoie un shooter de rhum derrière la cravate et je me commande un mojito, histoire de me rafraîchir. Après 1 heure, on en a eu assez de ce régime et on a presque envie d'aller se fumer un petit pétard de fin de soirée, mais on décide d'arrêter au Billy Kun, je veux faire goûter JP à ce shooter tchékoslovaque aux accents de cannelle qu'on boit avec une tranche d'orange... miam!
Finalement, on s'assoit au petit bar en face de deux gars qui se révèle pour le moins sympathiques, des ontariens installés à mtl depuis quelques années et qui parlent assez bien français (disons qu'en fin de soirée, l'alcool aidant, je ne comprenais plus grand chose !)... L'un des deux est cute, JP lui fait de l'oeil comme il sait si bien le faire et ils deviennent nos amis en moins de deux. Pendant que Jp me cache la craque en riant, on décide de se prendre un drink, et pourquoi pas, une autre tournée de shooters... ça commence à faire de l'alcool dans mon sang et j'aime ça, d'autant plus que j'ai un torticoli que j'essaie d'engourdir...
Ils veulent mouver vers un autre bar, pourquoi pas? On perd Seb en cours de route et on prend un taxi jusqu'au Baldwin barmacy où il y a fouleeeee de monde plein de gens très hype... les gars commandent une bouteille de champagne eurk ça me lève le coeur mais j,en boit quand même. Je commence à être youpilou é é mais la musique est bonne est finalement notre table se retrouve sur lebord d'une piste de danse improvisée, on danse sur du Jackson - is not my love... tell i am the one but the kid is not my own - moi et JP on se shake le bonbon comme il faut ya ouuuuuuuuuu
Bon les lumières allument, on décide de terminer ça dans mon appart prêté, à fumer un joint. Le gars cute reluque le pot en porcelaine sur la table qui ressemble étrangement à une citrouille et il se la met sur la tête tout en essayant de me raconter que son père cultive ce légume - ou fruit? - d'halloween et qu'il est comme le top de la citrouille en ontario, ou je sais pas quoi, ...
JP s'endort sur mon lit pendant que je me demande comment tout cela va finir... Le cute veut danser avec moi puis je me retrouve je sais pas trop comment dans lasalle de bain à frencher à qui mieux mieux, jusqu'à ce que je retrouve mes esprits woooooooooo ça suffit je les mets dehors et je vais me coucher avec JP...
Et ce matin, cet après midi, j'ai été malade comme pas une. Ostie de champagne...
Et ce soir... On the road again!
29.10.07
Ya comme quekchose qui se passe
Et pendant ce temps, je navigue sur facefuck comme à la recherche d'un signe. Ce criss de signe là, faudrait ben que je lui fasse la peau.
ahah
27.9.07
Brand brain
But, you see, something’s missing
I don’t care if you don’t want to marry me
Or make babies tomorrow
I don’t want to attach a man to my bed
I just want to rip your body over mine*
With something more
That thing in your eyes that you don’t have
And when you touch me
Those eyes that you flip down.
Where were you?
Somewhere else
In you brand brain
Ruminating something
That’s slipping away so fast
And when tomorrow is happening
You shut down your eyes again
And speak about things and others
Just before you go away
Kissed me on the cheek
*Amy Winehouse
2.9.07
Brouillard
Que le brouillard m'enserre le coeur, que la vitesse me prend de court, que la lenteur coule dans mes veines, que l'automne me fait peur, que la peur me tenaille l'intérieur, que l'histoire est toujours à réécrire et que, pourtant, c'est toujours la même qui n'en finit plus de se dérouler sous mes yeux.
Qu'insouciante j'essaie d'être mais que vitalement engagée je ne peux cesser de devenir. Que mon coeur cherche la froideur alors qu'il ne cesse de brûler dès qu'on le touche. Que je suis de fer jusqu'à ce qu'on me souffle dessus et que je fonde de convoitise. Que mon enrobage glacé me leurre encore bien souvent sur moi-même, comme si j'avais réussi à me convaincre que plus rien ne me fait rien. Que meurent les hommes et tombent les mouches, que l'amour pleure et que la haine fleurisse, je n'ai rien à y changer, ni à y comprendre, sauf pour ce petit bout d'identité qui m'appartient. Mais m'appartiens-je?
Parfois, j'en doute.
27.8.07
Visite à Kamouraska
24.8.07
Andrée Boucher meurt d'une attaque
C'est fou quand même comment ça prend par surprise. Comment les êtres qui semblent les plus invincibles, gravés dans l'air du temps, sont aussi vulnérables que nous.
Ah ben.
23.8.07
Promenade dans le vieux port
Il y a des zuchinis géants à 99 cents dans un étalage. Partout, la même odeur, et la série qui se répète à l'infini. Carottes, tomates, piments, patates, oignons, carottes, tomates, piments, patates... Ça déborde effrontément des étalages.
Des fils de métal pendent comme des pattes d'araignées agonisantes sur ce qui reste de la bretelle d'autoroute en voie de destruction. On laisse les piétons passer dessous pendant que des hommes casqués font jouer leur marteau piqueur.
Un minuscule morceau de béton est tombé devant moi. En revenant, j'ai pris un autre chemin.
On est jamais trop prudent.
Il y a un homme qui s'est fait poignardé à la tête en face du bar le Petit Boulevard. Je cherche des traces de sang sur le trottoir, mais on a tout lavé. La tache plus foncée là, peut-être?
Il y a des groupes de touristes qui circulent à la queue leu leu. Devant L'Auberivière, un homme est assis, immobile, et regarde la valse des automobiles et des passants à l'intersection.
Dans mes écouteurs, Émilie Simon
Le mois de mai
s'est joué de moi
cette année j'ai vu s'écouler trop d'émoi
cette fois le mois de mai
s'est moqué de moi
cette année j'ai vu s'écouler trop d'émoi
cette fois...
20.8.07
Marc Jacob
J'ai vu un documentaire vraiment impressionnant hier, pour tous ceux qui, comme moi, ont toujours été mi-fasciné, mi-épouvanté par le monde glam et fou de la mode. Le réalisateur Loïc Prégent a réussi à entrer dans le monde de l'icône new-yorkaise de la mode, le créateur Marc Jacob, qui signe aussi les créations de Louis Vuitton et en a fait un documentaire fascinant, qui était présenté à ART TV hier.
On y voit tout, de a à z : comment Marc Jacob, qui a tout de l'esprit créateur impossible à saisir mais qui donne des vêtements d'une beauté et d'une trashitude à faire frémir, avec son équipe, cogite, superpose, travaille les tissus, les magane (il trempe des broderies de pierres semi-précieuses dans l'eau de javel, passe des fleurs au fer à repasser...), fait, défait, coud, découd, imagine, sculpte la matière... On voit derrière les rideaux comment la collection prend forme peu à peu dans une course effrénée contre la montre, comment les couturiers, assistants, accessoiristes dévoués et lui-même passent une nuit blanche avant le défilé pour Vuitton à Paris, à faire les dernières retouches jusqu'à la toute dernière minute.
Et ce défilé de la collection d'été 2007, sur fond d'écran de ciel gonflé d'orages, m'a semblé d'une grande beauté. Impossible de ne pas rester muet devant un personnage aussi éclaté et avant-gardiste. Et d'admirer la complexité du processus de création qui aboutit à une collection.
15.8.07
La rue st-jean ...
Dernier vestige de ce monde underground, vivant et décapé qui a un jour vécu et pris possession du centre-ville et de la rue st-jean, la sombre et barbouillée de graffitis Récréathèque fréquentée par les hipopeux du coin et les pas-encore-18-ans a récemment eu les portes closes, pour je ne sais quelle raison (et j'ai pas envie de chercher).
Le changement est tellement radical que ça m'a pris 2-3 fois avant de passer devant le local et que ma lanterne s'allume... Fuck c'est qu'on en a fait un local tout propre, tout droit et d'une laideur commerciale à faire peur à la fille qui déteste le conformiste à faire vomir que je suis... Un magasin de produits d'érable!!!!!!!!! Au secours!!! de la crème glacée à l'érable, du sirop d'érable, du beurre d'érable, des cossins à l'érable, des chandails écrit érable dessus avec la feuille emblème de notre beau pays, en veux tu, en vlà.
Avec la non moins affreuse boutique de souliers Crocs (ya tu quekqu'un qui peut m'expliquer c'est quoi le trip?) qui a établi pignon sur rue presque en face, je vous jure que je me sens à dysney world, manège en moins et mal au coeur en plus.
Je sais pas s'il y a juste moi dans la vie qui aime mieux une rue vivante qu'une rue parcourue par les seuls touristes, une rue avec du monde bigarré qu'une rue de centre d'achat, une rue qui peut être dangeureuse qu'une rue d'une platitude infinie.
Quand je suis arrivée à Québec, fière de mes 19 ans, j'avais peur de rentrer à la Fourmi atomique tellement le doorman avait des gros bras et qu'il y avait du monde bizarre là dedans. Je me disais wow on est vraiment au centre-ville et j'aimais ça. Malheureusement, le toit s'est effrondré avant que je n'ai pu visiter assez souvent cet endroit mythique.
Il y avait aussi l'Arlo où on allait danser parfois le vendredi soir en regardant les clips passer sur l'écran géant et où on s'affalait sur des divans défoncés et probablement pas très propres de leur personnes.
Et aussi le Kashmir, et le d'Auteuil, et L'Ostradamus... Il y avait moins de magasins de gogosses et plein de punks au carré. C'était la belle vie, quoi.
8.8.07
Perdu
J'ai perdu des amours, tant que je ne sais plus les compter. Perdu des livres et des photos. Un sac à main, un portefeuille. Et une grosse partie de mes illusions.
J'ai perdu ce que je croyais être et le reste.
Ne me reste que ce désabusement, et un instinct de survie qui me fait poser un pied devant l'autre.
Et ce fol espoir que la vie s'agite soudain en couleur devant moi.
Ce qui arrive parfois.
5.8.07
La dolence
...bah, je sais bien que tout ça ce n'est que l'emprise du temps qui passe. Si ce n'est pas toi, ce sera le suivant qui restera plus longtemps dans les parages. Mais dans la furie de la rencontre disparaît la raison de l'expérience. Mais dans l'attente du moment disparait le temps et son passage devient une danse lancinante.
où je m'imagine te caresser des doigts...
4.8.07
Le territoire
Même si, rationnellement, on ne peut exiger et attendre d'une personne juste rencontrée, qui nous a indument instruit sur la présence d'une amante, qu'elle ne laisse pas son territoire empiété par d'autre que vous.
Mais quand on apprend de la bouche d'une source bien informée que c'est le cas, il y a ce "fuck", ce serrement, qui surgit malgré la raison.
Et allongée sur mon paréo au bord de la piscine, je me suis perdue dans mes pensées, dans ce moment d'homme que j'ai connu. Qui est-il, que fera-t-il?
On verra si je suis informée de la suite.
2.8.07
Le monde selon le monde
Mais dieu sait que la réalité est tout autre. Regardez autour de vous : y voyez-vous une seule relation normale, dans les standards? Tout le monde est fucké, personne n'en sait plus que vous et que moi sur le sens de la vie. Les gens sont officiellement en couple ou célibataire. Mais à l'intérieur, c'est toujours la même chose, le même no man's land, la même complexité. C'est juste le masque qu'on montre à la face du monde qui change.
J'ai depuis longtemps cette réflexion et cette envie de faire de la prochaine rencontre non pas un diaporama bien établi, mais une de ces rencontres qui fracassent, qui vivent, qui respirent. Mais comme je ne suis qu'une goutte d'eau dans l'océan de cette société, à chaque fois j'échoue, à chaque fois je me mets à me comporter comme toutes les autres filles, à chaque fin de relation je constate avec un étonnement non feint à quel point je me suis laissée ensirupée dans ce discours morbide du couple.
C'est que c'est difficile de sortir du moule tout en restant sain. Tout comportement qui exclut le couple ou le non couple est considéré comme déviant, étrange, condamné à ne pas durer.
J'emmerde le couple, j'emmerde le célibat. Voilà.
Reste à trouver ce que je fais ensuite avec tout cela...
1.8.07
27 ans
J'ai plein de choses, un appartement, un cellulaire, une tv et un dvd, des vêtements à en crever, des crèmes, des magazines, des journaux, des livres, des cds... enfin jusqu'à vendredi dernier...
Je navigue sur une mer d'objets, je fais mon chemin à travers cette foule-fleuve, comme à la recherche d'un endroit où le temps s'arrêterait.
Et où trouver cet endroit sinon que dans les bras d'un homme?
**********
C'était ma fête hier, et encore une fois, l'alcool s'est rassemblé autour de moi, histoire de rire et de déconner un peu avec mes amies et l'homme rencontré l'autre soir qui est débarqué.
Je suis allée flâner au disquaire-empire A., histoire de renflouer mes maigres provisions de musique. J'ai acheté mes indispensables, et quelques autres que j'ai trouvé usagé chez musique du faubourg :
- Amy Winehouse, Frank et Back to Black
- Blonde Redheaud, 23
- Feist, The Reminder
- Eleni Mandell, Miracle of five
- Patrick Watson, Close to paradise
- Radiohead, Hail to the thief
- K-OS, Joyful rebellion
- Richard Desjardins, Kanasuta
- Noir Désir, Des visages des figures
29.7.07
drôle de fin de semaine
Tout ça avait pourtant commencé bien innocemment. Après mon shift au bar, j'ai pris un verre tranquilo avec ma soeur et mon frère, et mon amie Virg qui est venue se joindre à nous. Je suis encore sur ma lancée du moton qui ne passe pas. À un moment, ma soeur me signale que l'ex est dans les parages au bar.
Je me suis dit, c'est pas tout de fuir, mais quand la vie te fait des signes persistants, il est temps d'affronter.
Je suis allée le rejoindre au bar.
Conversation libératrice. Pris trop de shooters pour me calmer le grand tremblement et enfin arriver à le confronter et à lui parler.
Je ne suis capable de le détester pour la déception qu'à moitié. Je ne suis pas capable de le regarder et de lui en vouloir à mort. C'est juste que ses problèmes sont trop gros pour moi, pour lui, pour une quelconque relation.
Quand les lumières du bar se sont allumées, et que j'avais les yeux en canotage, je suis allée chercher mon case à cds et je suis partie avec l'ex. On s'est installés sur un banc de parc sur la rue St-Jean, à quelques pas de chez moi.
Est-ce l'envie de boucler la boucle, de se saisir pour une dernière fois, d'expurger la solitude, toujours est-il qu'on s'est dirigés vers mon appart.
Quelques minutes après, je me rends compte que mes cds ne sont pas dans mon appart. Je pars en courant au banc... mais disparus... toute ma musique, envolée... fuck
Devant l'inéluctable de mon étourderie, j'ai ri. Que faire d'autre? C'était irréel, l'ex était là et j'avais une conversation à terminer.
Le lendemain matin, il était dans mon lit, il avait toujours la même odeur de toutes ces phéromones trop compatibles avec moi, mais il était devenu un étranger.
Mais je n'avais le temps de ne penser clairement ni à ça ni à la disparition de mes cds, car je devais me lever, direction val-bélair où mon amie So organisait un party dans la maison de ses parents partis en voyage de pêche pour le shower du bébé qui s'en vient de notre amie Val et pour ma fête, qui est après-demain.
Il fait humide, l'orage menace, et on prend du bon temps avec les amis qui arrivent peu à peu. On s'essaie dans la piscine creusée, avec l'espoir que le soleil se pointe un peu plus, mais bon, on n'est pas là pour s'inquiéter du temps. Je raconte à mes amies, encore un peu sous le choc, ce qui m'est arrivé.
Le temps du souper se pointe, on se fait un barbeq et les amis du chum de So, Frank, commencent à se pointer aussi. So me glisse en riant qu'elle croit bien qu'un de ceux-ci devrait me plaire.
Il est arrivé et j'ai reconnu en acquiessant qu'il était indubitablement sexy, avec un petit air nonchalant et des yeux verts perçants assez charmants. La soirée a passé agréablement, on a déconné en masse, les amis de Frank se révélant compatibles avec mes amis. Ici et là, moi et l'homme en question, on s'accrochait et parlait à bâtons rompus. Un peu fuzzy, j'ai fait des martinis avec le kit que les chicks m'ont acheté pour mon anniversaire, et on a plongé dans la piscine aux petites heures du matin.
Tout s'orchestrait sans que je n'ai à faire quoi que ce soit, sauf me laisser porter par le courant.
Dans les antres de la maison de bourgeois.
****
Il a calé son numéro dans la poche de mon jeans affalé sur le plancher, et est venu me caresser les cheveux avec ses yeux d'amande.
De retour en ville, je décide d'aller voir le dernier soir de Osez! sur le quai de la ville. Et puis fuck, je l'appelle, je ne respecte aucune règle et je lui dit d'emblée :
moi : - ouin je sais que ça fait pas très longtemps qu'on s'est pas vus, mais ...
lui : - dac
Ah ben. J'arrive là, il n'y est pas, je me dis, arrête de regarder partout s'il arrive et concentre toi sur la danse. Après un moment, je regarde à ma gauche et il est là assis sur un banc et me regarde.
On s'est fait une petite soirée cinoch Simpsons. Donné rendez-vous après demain à mon bar pour ma fête, durant mon 5-10.
Alors le prix à payer pour la belle rencontre, j'imagine : mes cds.
Fait chier quand même.
27.7.07
Comme un arrière-goût d'un moton qui ne passe pas
Puis le temps passe, et on oublie un peu. On zyeute à gauche à droite, on se sent léger comme l'air, alors qu'on est tout simplement en chute libre. Et quand on atterrit, ça fait mal en christ.
Je ne sais pas ce que j'ai, ni ce que je n'ai pas. C'est peut-être la solitude, mais je crois que c'est autre chose. Je suis incapable de m'enlever mon ex de la tête. Pas que je pense à lui amoureusement, j'aurais plutôt envie de lui arracher la tête et en même temps de le prendre dans mes bras comme l'homme perdu qu'il est et qui continue à s'engoudir à la boisson tellement qu'il va finir par en crever, maudit imbécile. Je constate les dommages faits à l'intérieur, et l'étendue vient de me frapper. Ce n'était pas une petite relation, c'était viscéral, passionné et complètement idiot de ma part de croire que je pourrais sauver cet homme.
Malgré moi, ça me fait mal, encore. De ne pas avoir réussi, d'avoir été obligée, pour ma santé mentale, de fuir, de m'en aller loin de cet amour malsain. Et je suis frue. Frue qu'il ne m'ait pas retenue, qu'il n'ait rien fait, acceptant son malheur comme une fatalité, et ne croyant pas qu'il pouvait changer l'ordre des choses.
Des fois, je me demande, et si j'avais attendu un peu, et si j'avais été plus patiente... Mais je sais que pour avoir usé ma patiente à la corde, il est allé très loin. Je suis allée très loin aussi, au point d'oublier qui j'étais et comment je voyais la vie. Je n'ai pas eu d'autres choix que de le laisser, pour me retrouver. De laisser cette colère, cette angoisse, cette frustration, cette peur derrière moi...
Mais l'ai-je fait? La colère gronde en moi, et j'ai comme le coeur arraché, comme si je lui en avais laissé un gros morceau en m'arrachant à lui. Je lui ai laissé mon coeur, lui m'a laissé sa colère. Maudit bel échange! J'espère qu'il en profite un peu, au moins.
sacrament
24.7.07
Le soir où je n'aurais pas dû sortir...
Pourtant, tout avait bien commencé. Ai fait la grasse matinée... Du pilates sur mon ballon bleu, question de me faire croire que je ne me laisse pas trop aller... Mangé en vitesse au hobbit, avec une nouvelle paire de souliers (l'acheteuse compulsive, c'est moi!). Ai fait mon stand-by au bar, sans travailler, comme d'hab, et ai bu un petit white russian. Mangé chez Miss V. une succulente lasagne au poulet et à la béchamel. Écouté un film chez nous avec Miss V. et Mimi. Puis, Miss V. est partie se coucher et je me suis laissée entrainer par Mimi qui allait rejoindre son amant chez eux avant d'aller faire un tour au toujours sur la route bar le S.
Tout continuait si bien. Il y avait bien la relation épistolaire qui s'est terminée en pseudo-drame de quartier, mais je suis habituée de l'y croiser, ça va, je lui fait bonjour de loin et tout reste ainsi habituellement.
Ça a commencé par ce psycho qui a déjà été sorti du bar par les flics tellement il était en crise et out of control ... Il arrive comme ça à côté de moi et se met à parler tout seul tout en voulant vraisemblablement établir le contact avec moi. Échec total, il retourne se planter à l'autre bout du bar et me regarde avec ses yeux de poisson frit, tout en agitant désespérément son 20$ au staff qui fait semblant de ne pas le voir et en écrasant parfois la boite de kleenex qui se trouve devant lui.
Il fait chaud, on crève, on est assis au bar. Je vais voir s'il y a de la place sur la terrasse. Neni. Je retourne voir mes deux compagnons et Mimi me dit "ton ex est aux toilettes".
Fuck, fuck et refuck! Le shake me prend..... Non pas ce soir, svp, non !! Aucune envie de voir son portrait, chair de poule à penser à la conversation qui pourrait surgir de notre rencontre. Fuck non, j'en ai trop sur le coeur et j'ai pas envie de péter ma coche, j'ai jamais envie de péter ma coche, à quoi ça va servir? Il va rester l'alcolo qu'il est, à l'esprit un peu trop tordu à mon goût, qui m'a laissé partir parce qu'il est trop pissou pour se lever et me dire "non je veux pas que tu partes", car il croit qu'il n'a aucun pouvoir sur ce qui lui arrive. Subir, subir, toujours subir, toujours porter le poids du passé comme un boulet qui prend toute la place...
Je sors fumer une cigarette en vitesse et en allant me chiper un paquet d'allumettes derrière le bar, je le croise alors qu'il remonte l'escalier. Je garde le regard bas et je file dehors comme une furie.
Fume, fume la cigarette, fais moi respirer un grand coup, que le grand tremblement aille se faire voir ailleurs... Convaincs-moi encore que le silence est la meilleure voie, la voix des sages, le refuge des pacifiques. Peu à peu, la fumée me réussit, je rentre gaillardie, prête à l'affronter, maquillée de ma nonchalance.
Il n'y a pas eu de rencontre. Je suis restée quelques temps assise à ma place pendant que le schizo me faisait des signes que je faisais semblant de ne pas voir. Puis la relation épistolaire s'est décidé à venir nous voir. "Je peux vous parler?" huh....... dur de dire non, d'autant plus qu'il n'a rien fait de mal, le pauvre. Il est là debout derrière moi et je sens que je vais étouffer, il sent la clope à des milles à la ronde, il y a l'autre malade mental qui me regarde et qui chantait aux toilettes "ah mon amour, putain de merde, mon amour!", il est à quelques secondes de la syncope paranoiaque, et mon regard se porte malgré moi vers la porte de la terrasse d'où je m'attends à voir sortir l'ex en question d'un moment à l'autre. Fuck, je crisse mon camp.
La relation épistolaire me dit "si c'est moi qui te fait partir parce que tu es mal à l'aise, tu n'as qu'à le dire, je vais m'en aller"... ben non, ben non, c'est pas de ta faute, que je lui dit, un peu menteuse, mais pas tant. Il n'est que la goutte qui a fait déborder le vase.
J'ai fui, j'ai volé, j'ai marché jusqu'à mon appart comme s'il y avait une urgence, comme s'il pouvait réapparaître en arrière de moi et m'appeler...
Je n'avais envie que d'écouter du Amy Winehouse... "you should be stronger than me..."
23.7.07
Virée à Montréal
Ça devait faire presque 1 an que je n'avais pas mis les pieds dans la métropole, et j'en avais sauvagement besoin. Besoin de m'aérer l'esprit de Québec où les mêmes yeux croisent les miens chaque jour. Et surtout, besoin d'aller voir ailleurs si j'y suis.
Et j'y étais, faut croire, car malgré Miss. V et Mimi qui m'ont abandonnée dans mon projet de fin de semaine montréalaise, j'ai décidé de m'y rendre, voir où la vie me mènera.
Arrivée vers midi samedi, je me suis dirigée vers Villeray où mes amis Diego et Virginie viennent d'élire domicile. Un petit appart aéré où il fait bon vivre. Il faisait beau, il faisait chaud, c'était samedi et on avait soif.
Après un petit déj tardif, on s'est dirigé vers la terrasse du St-Sulpice où je mettais les pieds pour la première fois. La rue St-Denis était fermée pour cause de festival Juste pour rire et il y avait de la crowd là à 3 hres de l'après-midi. On a bu joyeusement 3 pichets de sangria avant de se diriger vers Les folies sur Mont-Royal, boire des pichets de mojito à profusion et casser la croûte.
C'était la ville, j'étais au centre (dans ma tête bien sûr) et j'étais bien. J'ai à peine regardé les beaux garçons qui se pointent à chaque coin de rue, j'étais avec mes amis et leurs amis, et on a bien ri.
On s'est promené sur St-Denis, puis on est allé voir Mister Vallaire qui se commettait sur une scène extérieure. Je les avais déjà vu en performance au 15e anniversaire du Voir ce printemps et je les avais bien aimés. Espèce de mélange d'électro et d'instruments live, le tout agrémenté de projections et d'un look qui se fait remarquer.
Puis on a continué la soirée sur la terrasse du Plan B, mais il faisait un peu froid en fin de soirée, alors on a traversé au Billy Kùn, le seul bar que je connais il faut dire à Montréal, car j'y ai passé quelques soirées bien arrosées.
Repos bien mérité dans les vapeurs du dernier joint.
Dimanche, le soleil brillait comme s'il voulait se faire remarquer et on a abandonné l'idée d'aller voir l'expo du Corps humain comme on l'avait proposé la veille. Fait trop beau pour s'enfermer. On s'est donc dirigé vers le Piknik électronik. Présent, une crowd bigarrée, des lendemains de peanut comme dirait Virginie, des plus sages, comme nous, écrasés au soleil ou en train de groover au rythme du beat... Après un petit pique nique, quelques bouffées de pot et une boris, on a pris la direction du centre-ville pour aller faire le 5 à 7 aux Folies, la place que j'ai adoptée sans détour... Faut dire qu'il y a un joli serveur qui y a bien servi sa cause.
Puis il faut bien que ça finisse, j'ai pris le métro pour me diriger vers la Gare Centrale, prendre l'effrayant bus qui me ramènera dans cette capitale que j'aime et déteste à la fois... Montréal, tu m'appelles !!!





